Claude Guéant, héraut sarkozyste

Publié le par Jefka

Entendu un matin sur une radio nationale, Claude Guéant, le petit prince du monarque Sarkozy, ou plutôt du président qui se voulait être le chantre de la rupture, et qui a fini par tout rompre, y compris son image. Que nous a donc livré Monsieur Guéant sur les ondes. Une ineptie, appelons-là comme çà, car ce serait même une injure à la grossièreté que de qualifier de connerie les propos de cet homme-du-président. En effet, selon cet éminent conseiller, les français approuveraient les réformes engagées par le gouvernement « Fuyons estampillé Sarkozy ». Pour preuve, ce sont les sondages qui le démontrent. Ces mêmes sondages d'ailleurs qui dévoilent que Nicolas est le haut représentant de l'Etat dont la côte de popularité est la plus faible depuis que la cinquième République existe. De cela, on n'en doutait pas. Notre cher président a beau eu prendre une mine déconfite à faire mouiller les yeux d'un cocker, anglais de surcroît, lors de sa dernière intervention télévisée confondante (en deux mots si vous préférez), rien n'y a fait. La baisse de l'estime du peuple à son égard et qui l'avait pourtant si bien élu, s'est poursuivie, pire accrue. Et pendant ce temps, Monsieur guéant nous affirme que les français sont satisfaits en grande majorité. Il faut savoir faire preuve de grande souplesse pour pratiquer un tel grand écart entre le ressenti officiel et chiffré de la population française et le discours tout officiel désiré par son président. Guéant s'est donc exécuté avec aplomb, sans se démonter, prouvant ainsi qu'il n'avait rien à envier à la plupart des politiciens qui s'égosillent à longueur de temps. Une fois de plus, les électeurs que nous sommes sont pris pour des dindons, sauf que la farce est plutôt indigeste. Pourquoi est-il si difficile pour un haut fonctionnaire (n'oublions pas que ce cher monsieur Guéant n'est pas un élu) de dire les choses comme elles sont, sans jouer de la langue de bois. Que la première année présidentielle de Nicolas Sarkozy est un échec, avec ce satané pouvoir d'achat qui est en train de voler la vedette au chômage dans les préoccupations des français, alors qu'il s'agissait du thème numéro un de la campagne menée par l'UMP et son mentor. Le paradoxe dans cette affaire, c'est qu'au même moment, on apprend de source gouvernementale par la voix de son premier représentant, que la moitié des promesses électorales ont été réalisées. On n'ose pas imaginer de ce que demain sera fait lorsque l'autre moitié sera accomplie.
Pour en finir avec Monsieur Guéant, il est une tête récente du paysage politique français (PAF, PIF, POUF !!), mais sa façon de procéder n'en est pas moins coutumière de ce qu'il ya de plus détestable en politique, à savoir la mauvaise foi (déjà que la foi, l'autre, est en crise, préservons le peu qu'il nous reste) qui fait le lit des extrêmes. Heureusement encore, et il s'agit de la seule consolation du moment, que Jean-Marie Le Pen est devenu un détail de la vie politique de notre pays. Ouf !
12/05/2008

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