Le festival de Cannes : Céline Dion récompensée
Le festival de Cannes vient de s'ouvrir, comme chaque année à la même époque. Et comme d'habitude, le commun des mortels est bien incapable de citer au moins trois films sélectionnés. La manifestation, qui est le sommet du septième art, a conservé son côté himalayen, qui sur le fond a toujours été éloignée du grand public. Heureusement, la forme sauve l'entreprise, la montée quotidienne des marches tout en strass et paillettes faisant rêver les anonymes.Comme cette année le festival s'annonce consensuel compte tenu des films en compétition (le plus souvent de nationalité américaine, traitant des maux de la société), il serait intéressant de créer une manifestation parallèle, réconciliant le fond et la forme auprès des spectateurs. Le festival de Connes me semble être une idée intéressante. Non pas qu'il s'agit là de l'expression d'une misogynie primaire et viscérale, mais simplement d'une association phonétique entre les deux évènements. Il s'agirait évidemment de récompenser les femmes médiatiques qui ont brillé lors de l'année écoulée par leur idiotie, que ce soit en interview ou lors de leurs prestations dites artistiques. Au passage, les hommes n'ont pas besoin de ce genre de procédé pour promouvoir leur bêtise. Le journal de vingt heures y contribue déjà amplement.
Ainsi, la mise à l'honneur des connes les plus célèbres serait articulée selon le même procédé que le festival de Cannes et autres cérémonies qui font les bénéfices des plus grands couturiers, des prix étant remis par catégorie, qu'ils s'agissent d'espoir, de confirmés et pour n'oublier personne, une distinction d'honneur pour saluer la carrière d'une personnalité vouée au service de la connerie.
Compte tenu des délais impartis (Cannes a refusé le report de son festival pour se caller avec cette nouvelle manifestation), le premier festival de Connes ne dispose pas des moyens suffisants pour s'organiser comme il se doit. Le déroulement d'un tapis vert (le rouge serait abandonné car jugé trop prolétaire) et la convocation de la presse nationale (l'internationale a également été abandonnée pour les mêmes raisons) nécessiteraient trop de temps. Qu'importe, même si cette première année du festival est raccourcie, cela ne nous empêche pas de vous dévoiler la gagnante, toute catégorie confondue, tant elle surclasse toutes les prétendantes. Il s'agit de Céline Dion, qui officie dans la matière depuis bon nombre d'années, et par delà les frontières (malheureusement elle se plaît trop à rester à l'intérieur des nôtres). Voilà plus de vingt ans peut-être que Céline Dion s'évertue à réconcilier les idiots avec la vie, en leur offrant l'image de quelqu'un qui n'a rien à envier au pire des imbéciles et ainsi les rassurer qu'ils ne sont pas les derniers de la classe. Rien que pour cela (et uniquement pour cela), elle méritait d'être récompensée. Il lui faut maintenant connaître la bonne nouvelle ainsi que tous ceux qui la suivent aveuglément (pour ne pas dire bêtement). Pour cela, rien de plus simple. Toi chère lectrice et lecteur qui par hasard est tombé sur ce modeste article, dépose un commentaire et ensuite il me suffira de les adresser aux différents fans-clubs de Céline Dion. Devant cet engouement exceptionnel pour un prix dont ils comprendront peut-être la portée, ils ne pourront être qu'enthousiasmés. Et nous aussi (je l'avoue moi seul pour l'instant) car dire la vérité et la transmettre comble l'âme.
16/05/2008
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