La vierge Rachida Dati seule face à une décision du Tribunal de Lille
Le Tribunal de Lille a rendu cette semaine un jugement pour le moins choquant. Il s'agissait de juger, suite à la plainte déposée par son époux, le comportement d'une femme de confession musulmane qui aurait menti sur sa virginité lors du consentement marital. La justice française, qui ne l'oublions pas représente le peuple, a conclu que l'intéressée avait floué son mari sur une de ses qualités essentielles. Par cette prise de position (excusez-moi du terme), la vie sexuelle devient un instrument de droit régi par le Code civil. Car rappelons le, une décision de justice constitue la jurisprudence pour les jugements futurs. Dorénavant, faudra-t-il que les jeunes femmes adressent à leur futur époux une synthèse écrite de leurs précédentes expériences amoureuses, et pourquoi pas acter cette déclaration devant un notaire pour lui donner un caractère authentique. Nous ne sommes pas loin dans ce cas d'espèce de la judiciarisation à outrance de la sphère privée. Big Brother n'est pas loin !Seule une décision de la Cour de Cassation peut annuler cet abject positionnement du Tribunal de Lille. Encore faut-il que la haute instance soit saisie par la Chancellerie. Ce qui semble ne pas être la volonté de Madame Dati. En effet, la ministre aux dents blanches (et longues également) ne s'est nullement offusquée de cette décision archaïque. Elle pense, si cela lui est encore possible, que le jugement rendu satisfait les deux parties, le mari bien-sûr, et sa compagne qui très certainement ne souhaite plus vivre avec pareil goujat. De cela, nous n'en doutions point. Mais dans le cas présent, c'est une acion en divorce vers laquelle il aurait fallu orienter ces deux personnes, avec tout l'accompagnement nécessaire de la jeune femme dont se seraient saisis les associations de défense des droits de la femme.
Madame Dati n'est en pas à son premier faux pas, mais là il s'agit d'un coup d'éclat. Espérons pour elle que ce coup n'ait pas raison de sa belle denture car seul son souvenir a encore aujourd'hui la faveur des photographes et l'intérêt des médias. D'ailleurs, n'est-ce pas la qualité première d'une potiche et le rôle qu'a bien voulu lui confier notre Président. Sauf qu'à une potiche, on lui demande rarement de s'exprimer en public.
01/06/2008
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