Euro 2008 France – Italie : les Bleus sortent par la petit porte
C’en est fini de la présence de l’équipe de France au championnat d’Europe des nations. Les italiens ont su comme toujours se sortir d’une situation inextricable, en gagnant le match deux buts à zéro et profitant par la même occasion de la défaite roumaine face à des hollandais très professionnels.L’heure est donc venue au traditionnel bilan. Que retenir de la participation des Bleus à cet Euro 2008 ? Consternation ? Dépit ? Profond malaise ? Ou juste réalité des choses ?
Le fait est que notre équipe nationale n’est jamais rentrée totalement dans le tournoi. Elle a pratiqué un jeu sclérosé lors de son premier match, a démontré toute l’inefficacité face aux Pays-Bas d’une tactique centrée depuis plusieurs années sur la défense, a connu toute la malchance imaginable contre des transalpins toujours opportunistes. D’un côté, il s’agit là des aléas classiques du football, le manque de réussite étant le sort régulier de toutes les équipes. Mais pour passer le cap dans tout type de situation, la présence d’un leader sur le terrain est indispensable pour prendre en main la destinée d’un collectif quelque soit la tournure prise dans une rencontre. A ce propos, Ribery était certainement encore trop jeune pour assumer pleinement ce rôle de patron que l’on a tous souhaité lui prêter. Et sa fâcheuse blessure d’hier soir l’a coupée dans son élan prometteur. Le meilleur Bleu depuis le début de la compétition sorti du terrain, les français perdirent définitivement le peu d’âme qu’ils leur restaient.
Ils se sont bien battus et ont été courageux, tels sont en substance les propos de Raymond Domenech après cette défaite. C’est bien la moindre des choses, on n’en attendait pas moins de leur part. Nos sportifs font partie de cette élite footballistique rémunérée à prix d’or. Cela légitime tout de même le devoir de se donner totalement physiquement lorsqu’ils représentent les couleurs nationales.
Le courage, revenons-y, il en a certainement manqué à notre sélectionneur national. Lorsque son équipe est menée au score face à des italiens champions du Monde, remplacer un attaquant par un défenseur est pour le moins une décision, restons polis, pour le moins incongrue.
Sans patron, dotées d’un entraîneur décalé par rapport au style d’attaque, les chances françaises de briller étaient minces. L’avenir est dorénavant à la construction d’un nouveau groupe, qu’il faudra diriger vers une voie différente et il serait dans inopportun dans ce cadre que Raymond Domenech reste sur le chemin des Bleus.
18/06/2008
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