Réunion de crise à Matignon sur la crise financière
François Fillon affirmait il y a quelques mois devant les parlementaires que la France serait préservée de la crise économique qui s'annonçait. Nous étions en quelque sorte sous le protectorat de son gouvernement, qui passerait allégrement les obstacles internationaux que sont la hausse du cours du pétrole et l'effondrement d'un modèle américain prônant l'endettement. Les réformes gourvernementales feraient ainsi de notre pays un hâvre de paix économique, à contrario de nos voisins européens qui souffriraient beaucoup plus que nous d'une conjoncture dégradée. Les frontières françaises seraient donc impénétrables à toute contagion négative de l'économie mondiale, tout comme elles l'avaient été par exemple lorsqu'un nuage radioactif venu de Tchernobyl se dirigeait vers l'Europe de l'Ouest.
Seulement voilà, les mauvaises nouvelles se succèdent depuis ces dernières semaines, entre une inflation qui ne cesse de galoper, un pouvoir d'achat des ménages en berne et une morosité ambiante qui pèsent sur la consommation. François Fillon en est donc réduit à convoquer quelques ministres à Matignon pour une réunion de crise destinée à comprendre les causes de la baisse du PIB constatée sur le second trimestre. Nous sommes bien loin de la sérennité affichée au début du mandat présidentiel, qui ressemble fort bien aujourd'hui à de l'inconscience. Car entre-temps, cet optimisme forcené a abouti sur des réformes bâties sur des hypothèses de croissance, comme si la France à elle-seule pouvait influencer les destinées internationales par le simple exercice de sa volonté.
Une crise financière plus tard, voici donc notre gouvernement bien embarrassé, ce dernier ne disposant guère de marges de manoeuvres budgetaires bien utiles pour huiler les rouages d'une économie grippée, compte tenu notamment d'un paquet-cadeau fiscal coûtant treize milliards d'euros à l'Etat. Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il fallait provoquer la croissance, jusqu'à la chercher avec les dents. Espérons pour lui qu'il ait un bon dentiste.
18/08/2008
Seulement voilà, les mauvaises nouvelles se succèdent depuis ces dernières semaines, entre une inflation qui ne cesse de galoper, un pouvoir d'achat des ménages en berne et une morosité ambiante qui pèsent sur la consommation. François Fillon en est donc réduit à convoquer quelques ministres à Matignon pour une réunion de crise destinée à comprendre les causes de la baisse du PIB constatée sur le second trimestre. Nous sommes bien loin de la sérennité affichée au début du mandat présidentiel, qui ressemble fort bien aujourd'hui à de l'inconscience. Car entre-temps, cet optimisme forcené a abouti sur des réformes bâties sur des hypothèses de croissance, comme si la France à elle-seule pouvait influencer les destinées internationales par le simple exercice de sa volonté.
Une crise financière plus tard, voici donc notre gouvernement bien embarrassé, ce dernier ne disposant guère de marges de manoeuvres budgetaires bien utiles pour huiler les rouages d'une économie grippée, compte tenu notamment d'un paquet-cadeau fiscal coûtant treize milliards d'euros à l'Etat. Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il fallait provoquer la croissance, jusqu'à la chercher avec les dents. Espérons pour lui qu'il ait un bon dentiste.
18/08/2008
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