L’armée française bat en retraite dans le Nord-Est
Nous connaissons maintenant le reproche qui est à adresser aux maires d’Arras et de Cambrai suite à la fermeture programmée de leur caserne. Ces messieurs n’ont pas eu la bonne idée d’être des proches de Nicolas Sarkozy et ainsi leur combat, avec l’aide des cambrésiens, est resté lettre morte. Prenez exemple sur Luc Chatel, maire de Chaumont, qui en tant que porte parole du gouvernement et véritable héraut, a sauvé ses militaires.La France jacobine a toujours pris ses décisions régaliennes de la capitale, avec dans les mains le sort de population locale pour les décennies à venir. La réforme de la carte militaire, comme ce fût le cas avec le chantier de la justice, en est la parfaite illustration. Certes, notre armée avait certainement besoin de quelques réaménagements, mais une fonction si essentielle pour la sécurité de notre pays et si ancrée localement dans les esprits méritait plus de concertation et non une méthode brutale décidée par quelques énarques et haut fonctionnaires parisiens. La centralisation est nécessaire pour garantir l’indivisibilité de la République, mais encore faut-il qu’elle soit respectueuse des diversités régionales et surtout intègre. Dans le cas présent, le Nord-Est est particulièrement touché par la réforme de la carte militaire. D’autres régions s’en sortent mieux, dont certaines communes proches du pouvoir en place. Pur hasard électoral rétorqueront les principaux concernés. Peut-être. Mais il nous en faut plus pour nous convaincre, bien plus que la discrétion du Ministre de la Défense dès lors que la bataille est lancée. Monsieur Morin, vous êtes peut-être à la tête de la Grande Muette, mais cela n’est pas une raison pour rester silencieux.
25/07/2008
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