John McCain et Palin, le ticket gagnant républicain ?
La politique américaine est une discipline où l'habilité suppose de maîtriser l'art de la communication et de cultiver les effets de surprise. La campagne présidentielle qui a débuté aux Etats-Unis en est la parfaite illustration. Côté démocrate, il était évident il y a quelques mois qu'Hillary Clinton serait la première femme candidate pour la Maison-Blanche. Puis Barack Obama est apparu, avec un style enflammé et prometteur, jusqu'à devenir le représentant officiel de son parti dans un stade de football occupé par soixante-quinze mille personnes. En ce qui concerne le parti républicain, John McCain était plus attendu, lui qui s'était déjà affronté en 2000 à Bush au cours des primaires. La surprise de son camps vient de la nomination de sa colistière, Sarah Palin, gouverneur d'Alaska et inconnue du monde entier et peut-être de millions d'américains. Situation inimaginable en France, où l'espoir d'embrasser les plus hautes fonctions exécutives est le fruit d'un long parcours semé d'embûches. Les Etats-Unis fonctionnent ainsi, le curriculum vitae étant bien plus important que des convictions politiques bien éprouvées.
Il s'agit donc pour McCain de gommer quelques imperfections de sa personnalité aux yeux d'une partie de l'électorat républicain. Le contrat semble réalisé tant Madame Plain représente tout ce que le conservatisme désire. La candidate à la vice-présidente s'oppose à l'avortement, affectionne particulièrement les armes à feux jusqu'à en défendre la libre circulation, et elle ne semble guère préoccupée par les problématiques environnementales. Le lobby pétrolier dont elle est proche, lui sera reconnaissant de défendre l'installation de stations de forage dans des zones articques pourtant considérées comme des réserves naturelles. Les évangélistes, les faucons et les pétro-dollars n'ont ainsi plus aucune excuse pour ne pas donner leur consentement au prétendant McCain. Si celui-ci est élu, espérons au moins qu'il puisse toujours assumer ses nouvelles fonctions, car sinon Madame Palin serait automatiquement présidente des Etats-Unis.
30/08/2008
Il s'agit donc pour McCain de gommer quelques imperfections de sa personnalité aux yeux d'une partie de l'électorat républicain. Le contrat semble réalisé tant Madame Plain représente tout ce que le conservatisme désire. La candidate à la vice-présidente s'oppose à l'avortement, affectionne particulièrement les armes à feux jusqu'à en défendre la libre circulation, et elle ne semble guère préoccupée par les problématiques environnementales. Le lobby pétrolier dont elle est proche, lui sera reconnaissant de défendre l'installation de stations de forage dans des zones articques pourtant considérées comme des réserves naturelles. Les évangélistes, les faucons et les pétro-dollars n'ont ainsi plus aucune excuse pour ne pas donner leur consentement au prétendant McCain. Si celui-ci est élu, espérons au moins qu'il puisse toujours assumer ses nouvelles fonctions, car sinon Madame Palin serait automatiquement présidente des Etats-Unis.
30/08/2008
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