Parti socialiste : y'a-t-il un pilote dans l'avion ?
Les socialistes organisent comme chaque année leur université d'été à la Rochelle. Ce rendez-vous est destiné à créer un espace de débat et de formation au profit des militants. Mais une fois de plus, les regards se sont braqués sur les conciliabules tenus en marge des réunions entre les caciques du parti. L'enjeu est de taille cette fois-çi car les grandes manoeuvres ont débuté pour la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire. Aucune majorité se dégage au sein des prétendants dont la liste s'agrandit au fur et à mesure qu'approche le prochain Congrés. Le parti socialiste, depuis sa défaite de 2002, est entre les mains de lieutenants sans qu'aucun capitaine n'ait pu légitimer sa suprématie. Là est tout le problème. Au contraire d'un Nicolas Sarkozy qui est devenu le chef d'une droite décomplexée, la gauche se prend toujours les pieds dans le tapis à cause de luttes intestines qui effacent toute démarche constructive d'un projet de société.
Les socialistes présentent donc une piètre image d'affrontements entre personnalités, qui virent parfois à l'absurdité. Pour preuve, le débat sémantique sur le mot libéral lancé par Bertrand Delanoë et qui fût bien évidemment de suite relayé et contesté par Ségolène Royal. Les français n'ont que faire de ces dérichements idéologiques bien trop éloignés de leurs préoccupations quotidiennes.
Le temps est donc venu de se remettre sérieusement au travail, comme le dit fort bien Martine Aubry. La maire de Lille apparaît d'ailleurs comme une alternative sérieuse aux candidatures médiatiques de Delanoë et Royal. Depuis son dernier succès électoral, elle est revenue au premier plan sur la scène nationale et il n'est pas impossible qu'elle soit la plus apte à rassembler le plus, à défaut du mieux. Car quelque soit le gagnant à la succession de François Hollande, il n'est pas certain qu'il s'en dégage une majorité incontestée. Auquel cas, la gauche française prolongerait le bonheur du président actuel et s'enliserait un peu plus dans l'opposition.
31/08/2008
Les socialistes présentent donc une piètre image d'affrontements entre personnalités, qui virent parfois à l'absurdité. Pour preuve, le débat sémantique sur le mot libéral lancé par Bertrand Delanoë et qui fût bien évidemment de suite relayé et contesté par Ségolène Royal. Les français n'ont que faire de ces dérichements idéologiques bien trop éloignés de leurs préoccupations quotidiennes.
Le temps est donc venu de se remettre sérieusement au travail, comme le dit fort bien Martine Aubry. La maire de Lille apparaît d'ailleurs comme une alternative sérieuse aux candidatures médiatiques de Delanoë et Royal. Depuis son dernier succès électoral, elle est revenue au premier plan sur la scène nationale et il n'est pas impossible qu'elle soit la plus apte à rassembler le plus, à défaut du mieux. Car quelque soit le gagnant à la succession de François Hollande, il n'est pas certain qu'il s'en dégage une majorité incontestée. Auquel cas, la gauche française prolongerait le bonheur du président actuel et s'enliserait un peu plus dans l'opposition.
31/08/2008
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