Sarkozy et Clavier jouent L'enquête corse

Publié le par Jefka

Il est toujours étonnant de mesurer la disproportion d'un décision dès lors que celle-ci est le résultat de sentiments et non d'une attitude raisonnée. En d'autres occasions, avec des protagonistes différents ou tout simplement selon les affinités du décideur vis à vis du sujet en question, l'autorité ne s'exerce pas de la même façon même si le postulat à la base est identique. Prenons par exemple la dernière sortie de Nicolas Sarkozy à propos de l'invasion par des nationalistes corses du jardin de Christian Clavier. Aurait-il été décidé de limoger M.Rossi, dorénavant ex-patron des forces de sécurité sur l'île de Beauté, si le jardinet de M.Bayrou ou de Mme Royal avait été visé. Il est fort à parier que non car ces deux personnes sont un peu en indélicatesse avec le Président-en-chef, alors que Christian Clavier est un ami très proche du Président-Bling-Bling.
Les grands gagnants de cette histoire sont les nationalistes corses, qui bénéficient d'une publicité nationale pour une action qui n'est qu'un fait-divers dans le quotidien des insulaires. Ils ne manqueraient plus d'ailleurs qu'ils s'offusquent de la détermination surprenante de l'Etat français vis à vis de l'un de ses hauts-fonctionnaires et qu'ils réclament, avec force et fracas, la restitution de ce dernier.
Quant à la perdante, il s'agit bien évidemment de la démocratie dont M. Sarkozy semble s'éloigner au fil de son mandat. Les français qui l'ont élu ne souhaitent certainement pas que soit utilisée la fonction présidentielle à des fins personnelles, jusqu'à en devenir un système. Et pour tous ceux qui n'ont pas voté pour lui, ils n'ont que la confirmation de ce qu'il craignait.
03/09/2008
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