Léo ferré expliqué : la solitude
La solitude
La solitude est la première chanson d'un album qui porte le même titre. Léo prend cette fois-ci une dimension galactique pour s'adresser à nous, pauvres terriens, qui décidement ne comprenont pas grand-chose.
Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre
Quartier, d'une autre solitude
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse
Je ne suis plus de chez vous
J'attend des mutants
Le poète n'est pas de notre solitude, de celle qui nous fait peur, nous les individus ordinaires dont la vie ne saurait souffrir du silence et de l'absence. Et pourtant, le silence peut être une musique inspiratrice qui joue dans note coeur et s'écrit sous quelques offrandes spirituelles. Le silence et la solitude appartiennent au quotidien créateur qui peut interpeller tout être humain. Pour les artistes, c'est toute une vie qui flirte avec la solitude, douloureuse pour les maudits, bien-aimée et caline pour les misanthropes.
L'enfer, c'est les autres, comme l'écrivit Sartre que Léo Ferré rencontra. Ces autres, qui sont si malléables et pourtant prétentieux en affirmant le contraire.
Il est de toute première instance que les laveries
automatiques, au coin des rues, soient aussi
imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il
vous sera loisible de laver ce que vous croyez être
votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de
l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et
pourtant...
La solitude...
La solitude, à condition de la dompter, serait salvatrice dans cette société qui n'est qu'un emprisonnement de soi et utilise volontiers les influences de masse que l'on appelle moeurs pour conditionner chacun d'entre nous. La solitude au contraire, si elle est exploitée et non subie, est un détonateur qui fait exploser toutes les certitudes qui nous ont été transmises.
Il est de toute première instance
que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait
d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules
Léo est un personnage public dont la stature lui permet de s'adresser aux foules. Les mots et la musique sont l'expression de son talent qu'il pourrait contraindre à satisfaire un public conventionnel...
Mais...
La solitude...
La solitude, c'est un bien-être, dixit le poète. Elle évite ainsi les cons. En cela, elle est un privilège qui n'est pas naturel. Dès la naissance, la bienveillance des autres nous est nécessaire et il faut ensuite intéressé pour réussir. Jusqu'à se libérer de ce joug que sont les relations d'usage et n'accepter que des rencontres comme autant d'actes d'amitié.
La solitude serait-elle donc le vecteur de la liberté ? Peut-être pas mais tout du moins y contribue-t-elle lorsqu'elle est constructive, jusqu'à se maquiller en un désespoir paré de lucidité.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique
La solitude est la première chanson d'un album qui porte le même titre. Léo prend cette fois-ci une dimension galactique pour s'adresser à nous, pauvres terriens, qui décidement ne comprenont pas grand-chose.
Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre
Quartier, d'une autre solitude
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse
Je ne suis plus de chez vous
J'attend des mutants
Le poète n'est pas de notre solitude, de celle qui nous fait peur, nous les individus ordinaires dont la vie ne saurait souffrir du silence et de l'absence. Et pourtant, le silence peut être une musique inspiratrice qui joue dans note coeur et s'écrit sous quelques offrandes spirituelles. Le silence et la solitude appartiennent au quotidien créateur qui peut interpeller tout être humain. Pour les artistes, c'est toute une vie qui flirte avec la solitude, douloureuse pour les maudits, bien-aimée et caline pour les misanthropes.
L'enfer, c'est les autres, comme l'écrivit Sartre que Léo Ferré rencontra. Ces autres, qui sont si malléables et pourtant prétentieux en affirmant le contraire.
Il est de toute première instance que les laveries
automatiques, au coin des rues, soient aussi
imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il
vous sera loisible de laver ce que vous croyez être
votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de
l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et
pourtant...
La solitude...
La solitude, à condition de la dompter, serait salvatrice dans cette société qui n'est qu'un emprisonnement de soi et utilise volontiers les influences de masse que l'on appelle moeurs pour conditionner chacun d'entre nous. La solitude au contraire, si elle est exploitée et non subie, est un détonateur qui fait exploser toutes les certitudes qui nous ont été transmises.
Il est de toute première instance
que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait
d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules
Léo est un personnage public dont la stature lui permet de s'adresser aux foules. Les mots et la musique sont l'expression de son talent qu'il pourrait contraindre à satisfaire un public conventionnel...
Mais...
La solitude...
La solitude, c'est un bien-être, dixit le poète. Elle évite ainsi les cons. En cela, elle est un privilège qui n'est pas naturel. Dès la naissance, la bienveillance des autres nous est nécessaire et il faut ensuite intéressé pour réussir. Jusqu'à se libérer de ce joug que sont les relations d'usage et n'accepter que des rencontres comme autant d'actes d'amitié.
La solitude serait-elle donc le vecteur de la liberté ? Peut-être pas mais tout du moins y contribue-t-elle lorsqu'elle est constructive, jusqu'à se maquiller en un désespoir paré de lucidité.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique
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